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vendredi 13 février 2009

Le boulanger et l'inventeur (2)

Pour faire suite à mon précédent post, nous avons vu qu'il est donc nettement plus profitable (pour peu que vous en ayez les capacités) de vendre votre production intellectuelle que votre labeur.
Rappelez vous l'époque où le téléphone portable faisait ses premiers pas : une batterie avec 10 minutes d'autonomie en communication et surtout un téléphone aussi portable qu'une tour d'ordinateur avec un poids d'enclume...Ca y est, vous vous rappelez ?
En ces temps reculés, donc, un inventeur avait mis au point un émetteur annihilant tout simplement les ondes émises ou reçues par le téléphone portable en question.
Et là, vous vous dites : "allons bon, ces brouilleurs d'ondes, on en entend toujours parler sans jamais en avoir vu la queue d'un" ! Patience, patience, attendez la suite...

Bref, notre inventeur, fort content de son invention était en même temps fort perplexe quant à sa diffusion et aux difficultés à venir pour commercialiser sa trouvaille.
Et là, vous vous dites : "Mais, il y a pourtant plein d'applications possibles : hôpitaux, salles de cinéma, de concert, musées, trains, avions, etc. il n'y a plus qu'à prendre contact avec tout ce petit monde qui sera forcément intéressé". Ben non, vous n'avez rien compris où plutôt, vous êtes dans le profil du gentil géo-trouvetout et ne raisonnez pas sur le process qui vous permettra de tirer le meilleur parti financier de votre invention. C'est tout à votre honneur !

Bien, si, maintenant, vous êtes plutôt comme moi, c'est à dire fainéant, plein d'idées, un peu fourbe et aimant l'argent (hooo pas bien ça, Satan, sors de ce corps !), vous vous dites qu'il y a une catégorie d'individus qui prêteraient une oreille encore plus attentive à votre idée. Vous voyez où je veux en venir ? Non, toujours pas ? Vous êtes vraiment pas doués ! :)

C'est là où, finalement, se trouve le véritable challenge, celui qui va vous demander de bosser comme un fou (mais pas trop longtemps non plus, faut pas déconner) pour arriver à votre fin et de ne plus seulement cogiter à perte seul dans votre coin.

Après de multiples efforts, vous avez donc réussi à réunir un responsable marketing pas trop mal placé dans l'échelle hiérarchique de chaque opérateur téléphonique dans une même salle.
Vous devinez la suite maintenant ?

Vous leur demandez donc d'allumer leur joujou à la con et vous admirez leur tête déconfites...
Ensuite, il ne reste plus qu'à leur poser l'ultime question : "Messieurs, combien êtes vous prêts à mettre sur la table pour que cette invention ne voit pas le jour ?"

Voilà, voilà...

vendredi 30 janvier 2009

Le boulanger et l'inventeur...

...ou comment l'on se retrouve à faire son choix.
Alors, d'après vous, quelle est la différence entre un boulanger et un inventeur ?
L'un fait du pain et l'autre invente.
Bravo, qui a dit ça ? c'est toi ? Tu prends ton paquet de lessive et tu sors !

La différence fondamentale que je vois, moi, c'est que l'un des deux est tributaire des efforts continus qu'il doit fournir pour pouvoir augmenter son revenu. Bien sûr, le boulanger se doit de faire du bon pain, mais avant tout, l'augmentation de son revenu sera intimement lié à la quantité de pain qu'il produit et qu'il vend. Un peu comme le dentiste ou la prostituée, il y a, dans une journée, un nombre de clients nécessaire à atteindre pour vivre décemment et un nombre maximal au-delà duquel il est impossible d'aller car les journées font 24h pour tout le monde...
Bref, peu importe le cash que ces professions engrangent, le revenu est continuellement lié aux efforts quotidiens à fournir pour vendre leur "production".

Alors que l'inventeur pourra, moyennement un effort relativement modeste (toutes proportions gardées), obtenir une rémunération plus que conséquente à partir d'une seule et même invention qui lui procurera des revenus réguliers.

Bref, très rapidement on perçoit qu'il peut être nettement plus intéressant de vendre une "production intellectuelle" que de vendre une production liée à un travail quotidien...

Pourquoi je vous raconte cela, me direz-vous fidèles lecteurs ? Tout simplement parce ce qu'étant particulièrement fainéant, je me suis très vite aperçu que la boulange ne serait pas pour moi et que j'avais plutôt intérêt à me concentrer sur la vente de ma "production" intellectuelle.

Bien entendu, il ne s'agit pas de se transformer en gentil géo-trouvetout car l'histoire nous enseigne très vite que l'inventeur qui travaille uniquement pour la beauté du geste se fera, tôt ou tard (et plutôt tôt que tard), enfler jusqu'à la garde par quelque capitaliste sans scrupules qui marketera son idée et en tirera profit...

C'est pourquoi, la vente de ma production intellectuelle n'a qu'un but : proposer une idée innovante qui satisfera la demande du marché la fourguer au plus offrant, mais ça c'est une autre histoire