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lundi 22 mars 2010

La bourgeoisie s'amuse

De nouveau en France...

La province me fascine parfois (oui, je fais un peu mon con de parisien là...).
Je reviens donc d'un court séjour dans une belle et grande ville de province où je n'ai pas manqué de tester quelques adresses en tout genre.
Pour celle qui nous concerne dans ce billet, j'ai contacté un ami pour m'accompagner : il s'agit de the-place-to-be-in-the-city...
A peine ai-je prononcé le nom de l'établissement que mon ami rapplique à couilles rabattues et fait les 100 pas au pied de mon hôtel tel un légionnaire qui s'apprête à partir en perm'.

Bref, une fois arrivé sur place, mes amis, quel bonheur, l'endroit est rempli d'avions de chasse en tout genre, nous ne savons plus où donner de la q...tête

Malheureusement, après cette courte période d'euphorie, nous ne tardons pas à déchanter : l'endroit réunit ce que se fait de pire en matière de bourgeoises coincées, qui plus est, persuadées d'être les dernières Claudia Schiffer en vogue...

Tout cela fleure bon l'arrivisme puant à plein nez et l'autosatisfaction de faire partie d'une pseudo élite qui n'a pas peur de s'afficher.
Bref, ça schlingue !

Quelle tristesse, du coup, après avoir copieusement engueulé la barmaid qui n'était pas foutue de préparer correctement le moindre cocktail, mon ami et moi sommes partis retrouver quelques filles de joie dont la compagnie fut infiniment plus appréciable (et plus classe)...
N'oubliez pas, on dit "aller chez le coiffeur", mais "aller aux putes".

Tout est dans la nuance...

Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, je trouve ce billet complètement creux et parfaitement inintéressant.

Cela ne va pas m'empêcher de le publier, vous croyez quoi ?

vendredi 20 février 2009

les mystères de la pub

Je suis tombé sur la 298 654 228 646ième pub d'un constructeur automobile qui expliquait, sans rire, comment leurs ingénieurs "maximisaient le positif, minimisaient le négatif et humanisaient la mobilité", rien que ça....
Déjà, je me demande comment un concept aussi vaseux a bien pu passer le stade de la validation. J'ai soudain eu l'impression d'être replongé dans les cours de marketing stratégique dispensés en MBA (non, n'insistez pas, vous ne saurez pas quel MBA j'ai suivi) où l'intervenant n'avait d'autre source d'inspiration que ce livre merdique qu'est le mercator. Je m'étais cru dans un mauvais cauchemar à l'époque, je constate hélas qu'aujourd'hui ce cauchemar continue.

Bref, ce serait ma boîte, j'aurais renvoyé sur le champ l'ensemble de l'équipe marketing et j'aurais ensuite enfoncé le dernier pot catalytique conçu par la R&D dans le fion du publiciste à la con qui m'a pondu cette bouse pour voir s'il sentait bien "l'humanisation de sa mobilité intestinale"...

Bien sûr, je ne peux m'empêcher de me poser la question de l'utilité d'un plan de sauvetage de l'industrie automobile quand je vois les millions d'euros que ces mêmes constructeurs continuent de dilapider pour imposer leurs spots moisis aux heures de grande écoute...

PS : ce n'est pas cela qui va m'empêcher de changer pour la nouvelle Z4 !

vendredi 6 février 2009

Récemment sur youtube...

...Je suis tombé sur une interview télévisée de Jean-Marie Messier par un journaliste. Puis rapidement, dans la même journée, j'ai revu l'ami Jean-Marie sur le site web du monde et en une de la tribune, il paraît qu'il était même sur France Inter. Bon, j'ai pas regardé le journal du soir (ni du midi d'ailleurs), mais je serais bien surpris qu'une chaine ne lui ai pas réservé un petit passage express entre un article sur l'augmentation du prix de la saucisse sèche du côté de Ruynes en Margeride (une information de tout premier ordre) et un reportage bidon sur le drame de la bande de gaza monté de toutes pièces avec des images d'archives et des vidéos piquées sur youtube...

Bref, j'ai rien contre Jean-Marie en particulier, après tout, des patrons du CAC (et d'ailleurs) qui coulent des boites et se barrent avec le magot, y en a plein les rues, y a qu'à se baisser pour en trouver.
Non, ce qui m'embête, m'ennuie, me tracasse, me colle une diarrhée profuse, c'est qu'on nous ressert toujours les mêmes gueules qui viennent vomir leurs dernières pensées à la télé, à la radio, dans la presse, sur le web, bref, partout !
Parce qu'en même temps, Jean-Marie, c'est quand même un parachute d'environ 20 millions d'euros lors de son départ (on va pas chipoter sur le chiffre exact, je ne le connais pas de toute façon et vous non plus) et une entreprise pas vraiment au top.
Et quelques années plus tard, en plein marasme financier, re-v'là le Jean-Marie qui nous pond un bouquin dans lequel il explique comment le système a dérapé, comment tous ces salauds de financiers s'engraissent sur des salaires indécents, et blablablabla....
Houuuuu putain, la franche rigolade, Jean-Marie, arrête, j'ai mal au ventre tellement je me marre...

Non mais, franchement ! Fermez la, ça nous fera des vacances.
C'est quand même fabuleux comment tous ces médias à la con nous propulsent toujours sur le devant de la scène, les mêmes tronches d'escrocs qui plument tout le monde et reviennent ensuite jouer les donneurs de leçons...

Mais le plus beau, dans tout ce merdier, c'est la question du journaliste, qui à n'en pas douter se croit intelligent et demande à Jean-Marie s'il referait la une de paris-match avec ses chaussettes trouées ! Si ce n'était pas une erreur ?

Houla, lui aussi il m'a fait bien rire, j'en ai encore mal aux côtes ! Comment un journaliste qui se respecte peut-il poser une question aussi con et dénuée d'intérêt ? Il a préparé son sujet en fumant de la marie-jeanne à haute dose, c'est pas possible autrement. Mais le pire, c'est qu'il doit être persuadé que cette question est tout à fait pertinente et va déstabiliser son interlocuteur.

Mon couillon soit tranquille, le Jean-Marie il en a baisé des plus retords que toi et d'ailleurs si tu avais un peu de couilles au cul, tu lui poserais une vraie question du genre : "monsieur messier, vous n'avez pas honte de revenir jouer les donneurs de leçons alors que vous vous êtes vous même servis grassement dans ce système que vous décriez tant ?"
"Et là, la marmotte, elle met le chocolat dans le papier"...

Enculés !

jeudi 22 janvier 2009

C'est marrant...

...Chaque fois que je reviens en France (j'y passe en moyenne 5-6mois par an), j'entends toujours le même discours sur le manque de formation des jeunes, les cursus qui ne mènent nulle part, les jobs obtenus parce qu'il faut payer le loyer mais qui n'ont rien à voir avec les études entreprises...
Bref, j'ai parfois l'impression que tout cela gravite toujours plus ou moins autour du même sujet, ô combien tabou en France : l'argent.
Parce qu'au final, bien sûr, l'argent ne fait pas le bonheur, blablabla, mais je sais pas vous, mais moi, sans pognon, je trouve que c'est bien plus difficile à gérer.
Je me dis que parfois, il faudrait se poser la question suivante : "quel job (et par conséquent, quelles études) me fournira assez de fraîche pour faire ce qu'il me plaît dans la vie ?" plutôt que "qu'est ce que j'aimerai bien faire plus tard ?"
Oui, je sais, la démarche peut paraître horrible à certain(e)s et j'entends déjà s'élever, ici ou là, des voix : "oui, mais travailler que pour l'argent, ça ne dure pas", "et le plaisir de s'épanouir au travail ?" blablablabla !

En attendant, quand je vois un gamin qui me dit que, demain, il veut être photographe, il me fait un peu penser à une vache qui se présente de son plein gré à l'abattoir. Si vous voulez juger par vous-même de l'étendue des dégâts dans ce secteur, je ne saurais trop vous conseiller la lecture de ce blog de l' inestimable Frozen Piglet qui à l'air d'en connaître un rayon sur le sujet.

Parlons un peu de ma petite personne maintenant, et bien, figurez-vous, qu'avec le recul, je suis bien content de m'être posé la question en ces termes lorsque je fûs, moi aussi, étudiant, à savoir : "quel job me permettra demain d'être à la retraite avant 40 ans".

Bien sûr, tout n'est pas rose, il faut parfois endurer des choses pénibles (des managers incompétents qui gagnent encore plus que vous, des collègues qui ne pensent qu'à vous savonner la planche et toutes les autres joyeusetés du monde merveilleux du travail), mais au final, l'objectif est en bonne voie d'être atteint et c'est bien là l'essentiel (ben oui, j'ai pas encore 40 ans).
Sans compter que, combien d'entre nous (vous) se sont ou se retrouveront vite déçus par la jungle de l'entreprise alors même qu'ils exercent le métier de leur rêve (et qui parfois, ne rapporte pas une thune).

Évidemment, ce que je raconte est horrible et je ne suis qu'un salaud de capitaliste primaire et un fumier (comme tous ceux qui gagnent un peu de cash, rengaine bien connue dans ce pays).

Bon, vous ne croyez quand même pas que j'élevais des huîtres (même si j'adore ça, les huîtres) ?!?